SÉCURITÉ / INSÉCURITÉ

Après l’explosion de colère des habitants de Mirebalais, la PNH tente de traquer les gangs

L’acte de sabotage de la centrale hydroélectrique de Péligre n’est pas né du hasard. Selon plusieurs informations, des habitants de Mirebalais l’auraient exécuté pour dénoncer l’inaction prolongée des autorités face à la présence armée persistante des gangs dans la commune. Un acte de protestation qui a plongé Port-au-Prince dans le noir et poussé les autorités centrales et la police à agir dans l’urgence.

Dans une note rendue publique, la Police Nationale d’Haïti (PNH) informe que des unités spécialisées, notamment l’Unité Temporaire Anti-Gang (UTAG) et le Groupe d’Intervention de la Police Nationale d’Haïti (GIPNH/SWAT), ont lancé une opération à Carrefour-Péligre, zone stratégique reliant Mirebalais à Lascahobas.

L’objectif est de freiner les groupes armés ayant érigé des barricades pour bloquer l’avancée policière.

L’institution policière affirme que ses agents sont parvenus à progresser dans l’axe ciblé malgré les tentatives de résistance, et continue de traquer les individus lourdement armés qui cherchent à terroriser la population locale.

En toile de fond, l’insécurité se propage dans le département voisin.

Le gang de Canaan, après avoir envahi la commune de Saut-d’Eau, est désormais signalé à La Chapelle, dans l’Artibonite.

L’État central peine à coordonner une réponse globale, tandis que la PNH tente de contenir simultanément plusieurs foyers d’instabilité, en dépit de ses faibles moyens.

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