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Assassinat de Jovenel Moïse : les lourdes interrogations autour de Léon Charles ex chef de la PNH

Environ 5 ans après l’assassinat du président Jovenel Moïse, une question continue de hanter l’opinion publique : quel rôle exact a joué Léon Charles, alors directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), dans la gestion de cette nuit tragique ?

D’après les révélations de AyiboPost, le comportement du chef de la police soulève de sérieuses interrogations. Informé de l’attaque en cours contre la résidence présidentielle, Léon Charles se rend à proximité des lieux vers 2h30 du matin. À ce moment critique, des unités spécialisées sont déjà mobilisées et attendent des instructions pour intervenir.
https://ayibopost.com/the-assassination-of-jovenel-moise-as-told-by-an-executive-from-the-pnh/?utm_source=chatgpt.com
Mais contre toute attente, aucun ordre clair n’est donné. Les policiers présents sur le terrain, selon plusieurs témoignages, auraient insisté pour agir. En vain. Pendant que les échanges téléphoniques se multiplient au sommet de la hiérarchie, notamment avec des responsables sécuritaires comme Dimitri Hérard, l’intervention tarde à venir.
Le silence opérationnel de la direction générale de la PNH aura des conséquences majeures. Pendant plusieurs heures, aucune action coordonnée n’est menée pour tenter de reprendre le contrôle de la situation. Ce n’est qu’en fin de matinée que des instructions d’intervention sont finalement émises, bien après l’attaque.
Ce délai, jugé anormal, constitue aujourd’hui l’un des points les plus troublants du dossier. Pourquoi le chef de la police, présent à quelques minutes de la scène, n’a-t-il pas ordonné une intervention immédiate ? Qui détenait réellement le pouvoir de décision cette nuit-là ?
Au-delà de ces interrogations, des accusations plus graves ont émergé. Certaines organisations de défense des droits humains ont évoqué la possibilité d’une complicité ou, à tout le moins, d’une passivité suspecte au plus haut niveau de la hiérarchie policière. Toutefois, à ce stade, aucune décision de justice définitive n’est venue confirmer ces allégations.
Le cas de Léon Charles cristallise ainsi les doutes qui entourent toute l’affaire. Entre absence de réaction rapide, manque de coordination et zones d’ombre persistantes, son rôle reste au cœur des débats.
Dans une affaire d’une telle gravité, l’inaction peut-elle être considérée comme une simple erreur, ou relève-t-elle d’une responsabilité plus profonde ? Tant que cette question restera sans réponse, l’assassinat de Jovenel Moïse continuera de symboliser une faillite majeure du système sécuritaire haïtien.
Cette interrogation, en 2024, a pris une dimension judiciaire : dans son rapport d’enquête de 122 pages, le juge Walther Wesser Voltaire a inculpé Léon Charles pour meurtre et association de malfaiteurs dans le cadre de l’assassinat du président Jovenel Moïse, inscrivant officiellement son nom au cœur de la procédure et renforçant les questions déjà soulevées sur sa responsabilité.
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