Groupes armés désignés terroristes : silence gênant au sommet du CPT et La Primature
Alors que les États-Unis viennent de qualifier officiellement les groupes armés haïtiens d’organisations terroristes, seuls quelques acteurs politiques saluent cette décision. Le gouvernement et le Conseil présidentiel de transition gardent un silence qui suscite de nombreuses interrogations.
Depuis l’annonce faite vendredi 2 mai 2025 par les autorités américaines, qualifiant les groupes armés qui sévissent en Haïti d’organisations terroristes, les réactions officielles haïtiennes se font rares. Seul Emmanuel Vertilaire, membre du Conseil présidentiel de transition, a exprimé son soutien à cette mesure, appelant dans la foulée à des actions coordonnées pour démanteler ces réseaux criminels. Ce positionnement tranché contraste avec le mutisme du président du CPT, Fritz Alphonse Jean, et du Premier ministre Alix Didier Fils Aimé, pourtant directement concernés par cette nouvelle phase de la lutte contre l’insécurité.
Pour de nombreux observateurs, ce silence est préoccupant et difficilement justifiable dans un contexte où l’escalade de la violence plonge le pays dans une crise humanitaire et politique sans précédent. Alors que la communauté internationale semble durcir le ton, l’exécutif bicéphale haïtien donne l’impression de temporiser, voire de fuir ses responsabilités. « Ils sont entre l’enclume et le marteau », analyse un politologue contacté par notre rédaction, estimant que leur réaction, aussi tardive soit-elle, devra s’inscrire dans une stratégie claire de lutte contre le terrorisme intérieur.
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