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Le CPT conteste les révélations du RNDDH, mais refuse de publier ses propres chiffres

Accusé par le RNDDH de dépenses jugées extravagantes, le Conseil Présidentiel de Transition a rejeté ces allégations sans apporter de données alternatives, laissant l’opinion publique dans le flou.

Dans un communiqué publié ce mardi 29 avril 2025, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) a vivement contesté le rapport du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) qui l’accuse de dilapidation des fonds publics. Le CPT a dénoncé des « chiffres gonflés, voire inexacts », tout en affirmant que son budget ne représente que 1,7 % du budget rectificatif 2024-2025. Pourtant, aucune donnée précise n’a été avancée pour contredire les accusations de l’organisme de défense des droits humains.

Le rapport du RNDDH, publié à l’occasion du premier anniversaire du CPT, évoque des dépenses mensuelles de près de 93,5 millions de gourdes, soit plus d’un milliard sur douze mois. Ces montants incluraient salaires, cartes de débit, frais de logement, d’alimentation et même des primes spéciales versées à l’occasion de fêtes religieuses. L’organisation dénonce également de coûteux déplacements à l’étranger, souvent réalisés en larges délégations. Pour chaque voyage, les membres percevraient jusqu’à 5 000 dollars en frais de représentation.

Si le CPT affirme que ses dépenses s’inscrivent dans le budget global du Palais national, dont l’enveloppe a connu une augmentation de 483 millions de gourdes dans le rectificatif 2024-2025, il évite soigneusement de détailler la répartition des fonds. Dans un contexte marqué par la misère et l’insécurité, cette opacité budgétaire alimente la défiance populaire et les critiques sur le manque de transparence des autorités de transition.

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