Haïti : Des organisations écologistes inquiètent pour la politisation de la BSAP
Plusieurs organisations écologistes ont exprimé leur vive préoccupation face à une résolution récemment adoptée par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT). Celle-ci vise à impliquer la Brigade de Sécurité des Aires Protégées (BSAP) dans la lutte contre les gangs armés, une décision jugée préoccupante pour la préservation de l’environnement et la sauvegarde des aires protégées en Haïti.

Créée en 2016 comme bras armé de l’Agence Nationale des Aires Protégées (ANAP), la BSAP avait pour rôle essentiel de protéger les parcs nationaux, forêts, réserves naturelles et historiques du pays. Selon les organisations écologistes, sa mobilisation dans des actions sécuritaires détourne cette brigade de sa mission environnementale fondamentale, risquant de laisser les écosystèmes haïtiens sans surveillance adéquate.
En l’absence de protection, les écosystèmes d’Haïti continueront d’être pillés, entraînant des conséquences dramatiques, notamment la déforestation. La Forêt des Pins a déjà vu sa superficie réduite à 12 000 hectares sur les 30 000 d’origine. En outre, l’Érosion et assèchement des rivières. L’absence de surveillance accélère la perte de biodiversité et le tarissement des sources d’eau. La baisse de pluviométrie et insécurité alimentaire, ces enjeux touchent directement la population haïtienne, avec des déplacements forcés et une diminution des moyens de subsistance ruraux.
Les organisations écologistes demandent au gouvernement de fournir une alternative claire pour assurer la sécurité des aires protégées, en renforçant les capacités de l’ANAP ou en créant une structure dédiée à la protection de l’environnement. Elles alertent sur le fait que négliger cette mission compromettrait l’avenir écologique et socio-économique du pays.
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