L’hôpital de Médecins Sans Frontières à Tabarre au bord de la rupture
À Tabarre, l’hôpital de Médecins Sans Frontières approche d’un point de non-retour. Conçu pour accueillir 50 patients, ce centre de traumatologie héberge aujourd’hui plus de 70 blessés, dans un contexte de violence urbaine généralisée.

Dans un communiqué publié le 5 mai, les responsables de l’organisation soulignent que, depuis février, l’établissement fonctionne sous tension permanente. Le personnel a été contraint d’improviser des chambres d’hospitalisation dans les salles de réunion.
Chaque jour qui passe rapproche un peu plus l’hôpital de la saturation. Une fois la barre des 75 patients franchie, MSF devra refuser de nouveaux cas.
« Nous sommes déjà surchargés. Nous ne pouvons pas pousser les murs », confie le Dr Seybou Diarra, coordinateur médical. L’afflux constant de blessés graves, dont près de 40 % sont des femmes et des enfants, aggrave la pression sur les équipes médicales.
L’intensification des attaques armées dans la capitale ne laisse aucun répit. Les affrontements gagnent les derniers quartiers jusque-là épargnés, rendant l’accès aux soins toujours plus difficile.
Dans ce climat chaotique, l’hôpital de MSF reste l’un des derniers établissements capables de fournir des soins chirurgicaux d’urgence à Port-au-Prince. Mais cet ultime rempart est aujourd’hui au bord de l’effondrement.
Vérité Intos Plus (VIP)




