L’Oloffson en cendres, le gouvernement revient avec ses promesses de sécurité
L’Hôtel Oloffson, joyau architectural de Port-au-Prince, a été réduit en cendres dans un incendie criminel déclenché par des membres de la coalition armée Viv Ansanm. Ce lieu emblématique, témoin vivant de l’histoire culturelle haïtienne, a été ciblé dans un contexte d’insécurité croissante à Carrefour-Feuilles. Fermé depuis plusieurs mois en raison des violences, l’hôtel n’a pas échappé à la logique de terreur qui se propage dans la capitale.

Le gouvernement haïtien a réagi dans un communiqué en dénonçant un acte barbare contre l’identité nationale. Il a promis une riposte ferme et la mobilisation de toutes les ressources disponibles. Mais cette déclaration s’ajoute à une longue litanie de promesses officielles, rarement suivies d’effets. Chaque attaque majeure entraîne son lot d’annonces et de slogans, sans freiner l’ancrage des groupes armés.
Des rapports récents de l’ONU et de la presse haïtienne soulignent l’inaction chronique des autorités face à l’expansion des gangs, qui contrôlent désormais plus de 85 % de Port-au-Prince. Les opérations policières sont réactives, mal coordonnées et souvent annoncées publiquement, laissant aux assaillants le temps de se replier ou de riposter. La population, elle, vit dans la peur et le sentiment d’abandon.
La destruction de l’Oloffson a provoqué un choc profond dans les milieux culturels. Des artistes, écrivains et institutions dénoncent une perte inestimable, symbolique d’un effondrement généralisé du tissu culturel. Ce drame s’ajoute à une série d’attaques contre des sites patrimoniaux restées sans suite judiciaire ou sécuritaire.
L’Oloffson n’est pas un cas isolé, il s’inscrit dans une liste toujours plus longue de lieux anéantis sous les yeux impuissants d’un État qui promet sans agir.
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