POLITIQUE
Trafic d’organes et blanchiment d’argent : l’ANAPRA suspend deux de ses membres
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) salue une décision courageuse et relance les appels à une enquête approfondie sur un vaste réseau criminel opérant entre Haïti, la République dominicaine et la Chine.

Dans une note de presse publiée le 6 juin 2025, le RHAJAC félicite l’Association nationale pour la protection des ressources aquatiques (ANAPRA) d’avoir écarté deux de ses membres soupçonnés d’activités criminelles graves, et exhorte les autorités à briser l’impunité entourant un réseau de trafic d’organes et de stupéfiants dissimulé derrière le commerce d’anguilles.
Le Réseau haïtien des journalistes anti-corruption (RHAJAC) a salué la décision de l’ANAPRA de suspendre Fritz Richardson Junior et Betty Lamy, deux figures soupçonnées d’implication dans un réseau de contrebande, de trafic d’organes et de blanchiment d’argent lié au commerce de la cocaïne.
Selon le RHAJAC, ces individus, avec la complicité présumée de Walson Sanon, seraient au cœur d’une structure criminelle sophistiquée opérant sous couvert de l’exploitation des ressources marines, notamment le commerce d’anguilles. Ce réseau étendrait ses ramifications jusqu’en République dominicaine et en Chine.
Le RHAJAC dénonce également l’implication présumée de l’ancien sénateur Moïse Jean-Charles dans la privatisation illégale du contrôle de la pêche à des intérêts privés, facilitant ainsi le développement de ces activités illicites. Malgré les alertes lancées par les Nations unies et les déclarations publiques des conseillers-présidents Leslie Voltaire et Fritz Alphonse Jean sur l’existence du trafic d’organes en Haïti, aucune enquête officielle n’a été ouverte.




