ÉDUCATION

Trois nouveaux Inspecteurs Généraux pour le MENFP : une réforme qui peine à convaincre

Renan Michel, Lazare Joseph Accou et André Louis Samuel Estriplet ont été installés comme Inspecteurs Généraux de l’Éducation. Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) comble ainsi des postes vacants, parfois depuis plusieurs années, au sein de l’Inspection Générale. Mais au-delà de la nomination, les interrogations persistent quant à l’impact réel de cette mesure dans un système éducatif rongé par la crise.

Le ministre Antoine Augustin, tout en saluant l’expertise des nouveaux promus, admet à demi-mot l’inefficacité actuelle de l’Inspection scolaire, censée superviser la qualité de l’apprentissage. L’aveu est grave.

 

L’Inspection Générale, telle que définie par l’arrêté de 2017, est avant tout une instance d’audit. Or, le ministre envisage désormais d’élargir son mandat pour pallier les carences structurelles d’un système de supervision pédagogique quasi inopérant.

 

Autrement dit, on tente de réparer un tuyau percé en détournant l’eau par un autre circuit, au lieu de colmater la fuite. Est-ce vraiment le rôle d’un organe d’audit de suppléer les failles d’une instance opérationnelle ? Cette confusion des missions ne risque-t-elle pas d’enfoncer encore davantage le MENFP dans l’inefficacité ?

 

L’expérience des nouveaux inspecteurs ne fait aucun doute. Toutefois, sans réforme structurelle, sans redéfinition claire des fonctions de l’Inspection scolaire, sans renforcement des capacités techniques et budgétaires, ces nominations risquent de n’être qu’un replâtrage administratif.

 

Selon de nombreux observateurs, l’Éducation nationale n’a pas besoin de plus de cérémonies, mais de résultats concrets.

 

Vérité Infos Plus (VIP)

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page