Ulrika Richardson fustige l’inaction de la communauté internationale face à la crise haïtienne
Lors d’un point de presse à New York, lundi, Ulrika Richardson n’a pas mâché ses mots, expliquant que la réponse de la communauté internationale à la crise haïtienne est “nettement insuffisante” face à l’ampleur de la catastrophe.

Depuis janvier, plus de 3 000 personnes ont été tuées, 1,3 million ont fui leur foyer, et deux millions sont au bord de la famine.
Ce qui frappe le plus cette responsable de l’ONU, ce sont les histoires derrière les chiffres. Elle évoque une mère contrainte de choisir entre sauver son enfant ou rester auprès de son père malade. Elle raconte aussi la force d’une survivante de violences sexuelles répétées, qui persiste à croire en la justice.
Au-delà des drames humains, Richardson pointe un blocage politique majeur. Les mécanismes existent – sanctions contre les chefs de gangs, embargo sur les armes, mission de soutien sécuritaire dirigée par le Kenya – mais restent neutralisés par un manque criant de financements et d’engagement.
Elle explique que le plan humanitaire n’atteint que 9 % de son budget.
Sur le terrain, la situation est critique : écoles fermées, enfants enrôlés, malnutrition grandissante, hôpitaux quasi à l’arrêt. Dans la capitale, seul un tiers des établissements de santé peut encore assurer ses services.
Richardson estime que la priorité absolue est de stopper l’entrée des armes et de couper les liens entre groupes armés et élites économiques ou politiques. Sans cela, prévient-elle, l’instabilité continuera de s’enraciner, malgré le potentiel immense qu’elle voit en Haïti.
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